Le Hamas accepte un Etat coexistant avec Israël, dit Méchaal
Le Hamas accepte l'établissement d'un Etat sur les territoires palestiniens occupés en 1967 par Israël mais ne reconnaîtra pas l'Etat juif, a déclaré le chef du bureau politique du mouvement islamiste, Khaled Méchaal.
Confirmant des propos tenus par l'ancien président américain Jimmy Carter, qui a eu deux entretiens à Damas ce week-end avec la direction en exil du Hamas, Méchaal a affirmé que son mouvement "respecterait la volonté nationale palestinienne, même si elle va à l'encontre de ses convictions"Carter a dit lundi avoir reçu du Hamas l'assurance qu'il se rallierait à un accord de paix négocié par le président palestinien Mahmoud Abbas à condition que les Palestiniens l'approuvent par référendum.
"Cela signifie que le Hamas n'entravera pas les efforts d'Abbas pour négocier un accord et que le Hamas acceptera un accord si les Palestiniens donnent leur approbation lors d'un vote libre", a ajouté Jimmy Carter à Jérusalem.
Le mouvement islamiste avait estimé, après s'être emparé de la bande de Gaza par la force en juin, qu'Abbas n'était pas habilité à négocier la paix avec Israël au nom des Palestiniens.
"Ils disent qu'il accepteraient un Etat palestinien à côté d'Israël si c'est approuvé par les Palestiniens par référendum (...) et qu'ils accepterait le droit d'Israël de vivre dans la paix en tant que voisin", a précisé Carter.
Mais Méchaal a déclaré aux journalistes à Damas qu'il avait refusé les appels de Carter à un cessez-le-feu unilatéral avec l'Etat juif, parce que, selon lui, de précédentes initiatives en ce sens n'avaient pas fait cesser les "agressions israéliennes.
Un responsable du Hamas à Gaza a minimisé la portée de l'apparent assouplissement du mouvement sur la coexistence de deux Etats en soulignant qu'il impliquait plusieurs préalables, dont une réconciliation entre le Hamas et le Fatah de Mahmoud Abbas.
Sami Abou Zouhri, dirigeant du Hamas à Gaza, a également souligné que le Hamas considérerait tout futur Etat palestinien en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est comme "transitoire" et réaffirmé qu'il n'était pas question de reconnaître Israël dans ses frontières d'avant 1967.
Source : L'Express



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