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16 projets pour plus de 20 MMDH

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Début de semaine particulièrement chargé pour le Premier ministre. Abbas El Fassi et une partie de son équipe ont passé en revue quelque 33 projets d'investissement.

Sept ministres, titulaires des départements les plus importants dont l'Equipement, le Tourisme, l'Agriculture, le Commerce et l'Industrie, l'Energie et les Mines ont répondu présents lors de cette réunion de la Commission des investissements présidée par le chef du gouvernement. A. El Fassi et ses ministres ont ainsi examiné un total de 16 projets présentés pour validation, 10 pour arbitrage et 7
avenants aux conventions d'investissement. Après étude des projets, la Commission a validé les 16 projets d'investissement dont la valeur est estimée à 20,502 MMDH. Projets qui concernent plusieurs secteurs, à savoir l'agriculture, l'agro-industrie, le tourisme, l'aménagement de zones industrielles, l'industrie minérale et l'industrie chimique et pétrochimique. Tous ces projets devraient permettre la création de quelque 5.767 emplois, précise un communiqué de la Primature.

Par localisation, les 16 projets seront réalisés dans six principales régions, le Grand Casablanca, Fès-Boulemane, Chrarda-Béni Hssen, Chaouia-Ouardigha, Marrakech-Tensift et les provinces sahariennes. Six projets totalisent, à eux seuls, plus de 13 MMDH. Il s'agit de ceux présentés par des opérateurs nationaux et étrangers aussi importants que la Samir, Atlantic Steel ou encore Cosumar et Tamoil. Le groupe Samir a, en effet, présenté deux projets dont le montant d'investissement dépasse les 2,9 MMDH, alors qu'Atlantic Steel Industry, une joint-venture entre IMS et l'indien Liberty, a proposé, pour validation, un projet de 3MMDH dans le domaine de l'industrie métallurgique.

Dans les secteurs de l'agriculture et de l'agro-industrie, ce sont Cosumar et Olea capital qui ont présenté les projets les plus importants. Il s'agit pour le premier d'un vaste projet de mise à niveau et de la mise en place d'une nouvelle ligne de production de pain de sucre pour un investissement total de 1,3 MMDH.

Pour Olea capital, il est question de la plantation de milliers d'hectares d'oliveraies destinées exclusivement à la production de l'huile d'olive. Le montant d'investissement de ce projet, qui épouse parfaitement les contours du nouveau Plan Vert élaboré et présenté par le ministre Aziz Akhannouch, dépasse 1,8 MMDH. Dans le secteur du tourisme, le projet-phare examiné lors de cette réunion de la Commission concerne le projet Anfa plage, un projet touristique et résidentiel dont la mise en oeuvre nécessitera une enveloppe de 2,9 MMDH. Le dernier grand projet soumis pour validation devant la Commission a été présenté par le groupe libyen Tamoil et porte sur la réalisation d'infrastructures de stockage d'hydrocarbures et d'un réseau de stations-service. Le projet de l'opérateur libyen devrait mobiliser près de 1 milliard DH d'investissements.

A noter que le nombre des projets et le volume des investissements sont en nette augmentation par rapport aux projets validés lors de la dernière réunion de la Commission. En effet, pendant la réunion du 20 mai dernier, la Commission a approuvé 14 projets d'investissement d'un montant global de 7,777 milliards DH devant générer 1.943 emplois. Au cours de cette réunion, la Commission a examiné 24 projets, dont 18 présentés pour adoption et 6 pour arbitrage.

Les projets approuvés concernent les secteurs de l'industrie automobile, l'électricité, l'agriculture, l'agroalimentaire, le tourisme, l'enseignement supérieur, les industries chimique et pétrochimique et la cimenterie. Ils devraient être réalisés dans les régions de Meknès-Tafilalet, du Grand Casablanca, de Chaouia-Ouardigha et d'Oued Eddahab-Lagouira, ajoute la même source, précisant que l'adoption de certains projets d'investissement a été reportée pour les soumettre à un examen approfondi et réunir toutes les conditions de leur réussite.

Par ailleurs, et depuis la nomination du nouveau gouvernement, le Premier ministre, Abbas El Fassi, a présidé quatre réunions de cette Commission dont la première à été tenue le 28 novembre 2007. Quelque 117 projets ont été examinés lors de ces quatre rendez-vous de cette Commission et 43 projets d'investissement, 18 avenants aux conventions déjà signées et 28 autres projets d'arbitrage ont été validés. 13 projets ont été également présentés à la Commission à titre d'information et seule une quinzaine ont été reportés pour étude et complément d'information.

Les 43 projets d'investissement validés depuis le 28 novembre totalisent près de 40,2 MMDH d'investissement et devraient permettre la création de quelque 19.736 emplois. Parmi ces projets, 20 ont été présentés par des opérateurs nationaux et 23 par des investisseurs étrangers (européens, américains et arabes).
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Un climat particulièrement propice

L'économie marocaine connaît "une dynamique soutenue" en dépit d'une conjoncture économique mondiale difficile caractérisée par le ralentissement du rythme de la croissance et la flambée des prix des matières premières, avait souligné récemment Salaheddine Mezouar, ministre de l'Economie et des Finances. Cela est le résultat du dynamisme des secteurs à fort potentiel de développement, notamment l'énergie et les mines, le BTP, le tourisme et les télécommunications, ainsi que de la confiance des investisseurs nationaux et étrangers dans les potentialités de l'économie marocaine, avait précisé le ministre.

Le taux de croissance durant le premier trimestre 2008 s'est élevé à 7% et le taux annuel devrait être de 6,8%, avait-il indiqué, ajoutant que cette croissance est tirée essentiellement par la demande interne et par les investissements publics et privés.

Le taux d'inflation a été de 2,5% durant le premier trimestre 2008 et ne devrait pas dépasser les 2,8% à fin 2008, avait-il ajouté.
Les investissements ont atteint, à fin mai 2008, 18,5 MMDH, contre 13 MMDH à la même période de l'année précédente (+42,5%), avait, par ailleurs, fait savoir le ministre, ajoutant que le déficit budgétaire a été maintenu à 3% du PIB, grâce essentiellement à l'évolution positive des recettes fiscales et aux mesures gouvernementales.

Source : Le Matin

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