Maigrir ? tout prix
ll y a celles qui mangent trop et qui, par conséquent grossissent. Celles qui assurent que seuls des orages génétiques ont perturbé la courbe de leur poids, et puis toutes celles, les plus nombreuses, qui s’abstiennent, se privent et s’arrondissent quand même. Comment en finir avec ses kilos en trop ?
Il existe des périodes charnières où les modifications normales ont une incidence majeure sur le poids. Une femme sur deux grossit après un accouchement et près d’une sur deux lorsque la ménopause se produit. Les cycles menstruels exercent eux-mêmes une influence sur le poids et l’appétit. Dans la seconde période de leur cycle, beaucoup de femmes avouent avoir davantage faim. Ces fringales peuvent durer les quinze jours précédant les règles. Celles qui sont dans ce cas se jettent alors sur tout ce qui se présente : gâteaux aussi riches en graisse qu’en sucre, chocolat, jus, etc. Bref, elles accumulent des kilos qu’elles auront ensuite bien du mal ? perdre.
En réalité, il existe deux sortes de prise de poids. L’une correspond ? un réel excès de graisse, lequel peut être lié ? un progestatif mal dosé accentuant les fringales. L’autre concerne celle qui, sous l’effet des œstrogènes cette fois, est essentiellement due ? la rétention d’eau et ? la mauvaise circulation veineuse. C’est ce qui se produit lors du syndrome prémenstruel.
Il faut aussi expliquer comment se déclenche une fringale et la façon dont elle facilite l’accumulation des kilos. On sait que l’insuline est l’hormone responsable de l’entrée du sucre dans les cellules. Chaque fois que vous consommez du sucre, l’organisme le stocke par l’intermédiaire de l’insuline sécrétée. Or le déséquilibre hormonal s’accompagne d’une augmentation d’insuline. Ce qui veut dire qu’il faut alors davantage d’insuline afin que les cellules répondent et, en fin de course, on a stocké davantage de sucre.
Pourquoi on grossit
Pourquoi certaines personnes grossissent-elles bien que possédant un appétit d’oiseau, tandis que d’autres ne bougent absolument pas d’un poil sur la balance et pourtant, mangent énormément ? En fait, chacun de nous possède son propre métabolisme basal, c’est-? -dire un quota d’énergie nécessaire au fonctionnement de son corps en situation de repos, pour permettre la respiration et les pulsations cardiaques, maintenir la température corporelle, etc.
Ce métabolisme dépend du sexe (les hommes brûlent plus d’énergie que les femmes), de l’âge (plus on vieillit, moins on consomme d’énergie), de facteurs héréditaires (défauts de fonctionnement de certaines hormones) et enfin de la « masse maigre » du sujet, c’est-? -dire de sa quantité de muscles (plus il a de muscles, plus son métabolisme est élevé et plus il consomme d’énergie).
Le sport, mais encore…
L’activité physique est recommandée dans la plupart des régimes : elle améliore la circulation du sang, favorise le drainage des toxines, augmente la consommation d’énergie et contribue ainsi ? réduire le stock de calories emmagasinées. Plus on possède de masse musculaire, plus on consomme d’énergie en se mouvant.
Cependant, nous avons en nous un patrimoine fixe d’adipocytes (cellules qui stockent les graisses et les sucres). La puberté passée, ils n’augmentent normalement plus en nombre, mais seulement en volume. Le régime que l’on entreprend pour maigrir détruit les enzymes qui retiennent les graisses ? l’intérieur des adipocytes, mais pas les adipocytes eux-mêmes. En fait, cela ne fait que les vider de leur contenu. Or les adipocytes ont horreur du vide ! Ainsi se rempliront-ils au moindre écart de conduite alimentaire et cela d’autant plus vite et facilement qu’ils ont été auparavant vidés. C’est le phénomène bien connu des régimes yo-yo.
De plus, lorsque la prise de poids est très conséquente (supérieure ? 15 kg), le développement des adipocytes est si important que ceux-ci finissent par se démultiplier (hyperplasie). Aucun régime ne parvient alors ? détruire ces cellules en surnombre.
L’hyperplasie est dans ce cas irréversible. Voil? pourquoi certaines personnes, tout en mangeant peu, n’arrivent malgré tout pas ? maigrir et parfois même grossissent.
Si on peut difficilement intervenir sur les facteurs biologiques, on peut en revanche changer les mauvaises habitudes d’hygiène de vie, responsables de la plupart des processus de prise de poids.
En finir avec les kilos en trop
Quelles sont les conditions pour en finir vraiment avec nos stocks disgracieux de cellulite ? Condition sine qua non, avant tout être motivé. Lorsqu’on se décide ? aller consulter un diététicien, c’est qu’on est réellement décidé ? perdre du poids. La partie est presque déj? gagnée. Reste ? définir le régime et la démarche ? suivre.
Pour suivre un régime intelligent, il faut également comprendre que le surpoids n’est pas un problème de kilos, mais de graisse. Maigrir ne veut pas dire perdre du poids, mais de la graisse. Nous ne devons pas perdre la masse maigre (masse musculaire), ni des liquides. Un vrai kilo correspond ? 7 000 calories stockées. Une personne qui doit perdre 20 kg doit en fait perdre 140 000 calories. Le régime consistera dans ce cas ? créer un déficit énergétique obligeant ? puiser dans le stock de calories jusqu’? épuisement.
Un régime équilibré, adapté, progressif, accompagné d’exercices physiques (sauf contre-indications), permet de se débarrasser des vrais kilos.
L’amaigrissement s’obtient progressivement, en douceur, en adoptant une alimentation équilibrée et une certaine hygiène de vie.
Une fois le poids idéal atteint, il faut impérativement éviter les erreurs et mauvaises habitudes d’auparavant, responsables de la prise de poids. Le poids idéal s’entretient ? vie. Les régimes trop drastiques s’avèrent également dangereux. Les personnes qui ne réussissent pas ? les suivre au pied de la lettre culpabilisent et finissent par les abandonner.
Suivre un régime amaigrissant ne doit pas être une punition. Tous les diététiciens vous le confirmeront : aucun aliment en soi n’est néfaste, c’est leur répétitivité qui l’est. Mieux vaut, ? l’occasion, si on en a terriblement envie, déguster quelques petits fours avec des amies plutôt que d’en manger le double en cachette.
Autre défaut de ces régimes rapides et sévères : ils ne garantissent pas les besoins quotidiens de notre organisme en acides aminés, acides gras essentiels, glucides et oligo-éléments, ce qui se répercute sur l’état général de notre santé.
Source: Citadine



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